Le Marcadet #3Le Dessous des Bars | Linkaband

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Tristan Michel

Journaliste hétéroclite, Tristan s’inscrit dans la mouvance hédoniste et aborde la musique comme une voie vers la félicité. Electro Swing, Métal, Rap, chanson française, ses goûts sont comme sa personnalité et son style journalistique : multiples et indéfinissables.

Jeudi 26 avril 2018

Le Dessous des Bars #3 - Le Marcadet - une guinguette en devenir

Le Dessous des bars
Karen Serfaty

Au croisement du boulevard Barbès et de la rue Marcadet se trouve l’établissement Le Marcadet. Faisant face à la station de métro Marcadet-Poissonnier, le bistro a trouvé sa place dans un quartier à la frontière de deux mondes : La Goutte d’Or et Montmartre. Rien de tel pour déguster un verre de vin en songeant à l’histoire de ces deux quartiers.

La Goutte d’Or doit son nom à la vigne, cultivée jusqu’au XVIIIème siècle et qui produisait un vin blanc renommé, d’une belle robe aux reflets dorés. Le vin a toujours eu une place prépondérante dans ce quartier et « L’Assommoir » de Zola immortalisera ce lien. A Montmartre, connu entre autres pour ces guinguettes, on cultive d’ailleurs toujours la vigne.

Marion, la gérante, pour qui la restauration « n’est pas un métier, mais une passion et une histoire familiale », aime ce Paris d’un autre temps et rêve de faire renaitre les guinguettes parisiennes à travers la cuisine et la musique.

Petit pléonasme … Commençons par le commencement. Quelle est ton histoire et celle du « Marcadet ».

Marion : Le Marcadet s’appelait « Le Métro Marcadet », d’ailleurs il se peut qu’en cherchant le bistro sur internet, celui-ci apparaisse toujours sous ce nom. L’ancien nom vient tout simplement de la station de métro juste en face. Mon histoire est liée à celle de ce bar, c’est un établissement familial qui appartient à mon père et dans lequel j’ai grandi.

Tu as fait tes premiers pas dans le monde de la restauration ici même du coup ?

Marion : Disons que mon lien avec le milieu de la restauration, oui, mais avant d’atterrir ici j’ai exploré le métier ailleurs, j’ai vadrouillé ! J’ai travaillé à Londres, à Val Thorens et à deux pas d’ici, à Marx Dormoy.

Et la musique dans tout ça ?

Marion : Depuis que j’ai pris en main le service du soir au Marcadet, en octobre dernier, j’ai commencé à organiser un ou deux concerts par semaine. Mais c’était compliqué, car l’organisation reposait uniquement sur le « bouche à oreille », très rapidement je suis passé par Linkaband.

Faire des concerts ça change quoi ?

Marion : On transforme l’identité d’un lieu, on devient plus qu’un simple comptoir. Les gens qui viennent font des découvertes musicales, des rencontres, ils en ressortent enrichis et ça me rend très heureux ! Franchement, la musique, ça fait du bien au moral, ça crée de l’émotion, les gens s’attachent au lieu et à ses artistes. Certains d’entre eux reviennent une fois tous les mois, on est vraiment en train de créer un lieu de vie !

En venant chez toi quel style de musique on vient écouter ?

Marion : Rock, Jazz Manouche, Gospel, chanson française, rap, électro, il y a de tout au Marcadet. Personnellement, j’aimerai bien de temps en temps faire venir des chanteurs et des chanteuses un peu vieille France ! Jean Ferrat, Piaf et tutti quanti. Pour moi, le Marcadet est une guinguette de quartier, c’est ce que je veux créer en tous cas et c’est en train de se faire !

D’autres projets en tête ?

Marion : Quelques-uns oui, faire une plus grande place à la musique en insonorisant les murs en fait partie. Et pour en revenir à mon idée de guinguette la carte est déjà pas mal en adéquation avec ma volonté de faire dans la simplicité et la convivialité. C’est que du fait maison et surtout on est dans le partage.

Un dernier mot, une dernière volonté avant de se quitter ?

Marion : Plutôt un appel à celles et ceux qui jouent de la musique vieille France… Postulez sur Linkaband !

Tristan Michel

Journaliste hétéroclite, Tristan s’inscrit dans la mouvance hédoniste et aborde la musique comme une voie vers la félicité. Electro Swing, Métal, Rap, chanson française, ses goûts sont comme sa personnalité et son style journalistique : multiples et indéfinissables.

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