Histoire de la musique live : évolutions et révolutions | Linkaband

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Jeremy

Après une prépa en droit et en économie, Jeremy a rejoint la team Linkaband pour un passage éclair. Musicien et amateur de vieux livres poussiéreux, il aime faire des gaffes dans l’open space entre deux articles.

Vendredi 05 octobre 2018

Histoire de la musique live: évolutions et révolutions

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Festival de Woodstock : vue de la foule depuis la scène

Pendant des siècles et des siècles, il n’y eut de musique que live. La notion de « musique live », aussi familière nous soit-elle aujourd’hui, n’est apparue que pour désigner la présence de véritables musiciens lors d’un événement musical, par opposition à la musique enregistrée qui connaissait alors un essor phénoménal.

Il ne faut pas non plus dater l’apparition de ce terme à l’invention de la musique enregistrée. Il a fallu du temps pour que la qualité du matériel d’enregistrement et de diffusion de la musique puissent offrir une expérience musicale à part entière au point qu’on aille écouter de la musique enregistrée en concert, dans un bar ou dans un club (clubs où se produisaient, avant, de vrais musiciens).

Dans cet article Linkaband vous propose un (modeste) panorama de l’évolution de la musique live et des pratiques aujourd’hui désignées sous ce vocable, pour y voir plus clair dans la diversité des formes qu’en proposent les artistes l’ayant réinventée.

De la musique dans la vie de tous les jours

Dans les bals de la bourgeoisie européenne, dans les guinguettes françaises ou dans les rues de la Nouvelle-Orléans, la musique est déjà bien installée dans les mœurs vers la fin du XIXème siècle ; elle est associée aux réjouissances de fins de semaines pour les travailleurs ou aux soirées mondaines pour les plus aisés. La musique, interprétée alors par des musiciens, remplit déjà la fonction de faire danser. Fonction qui n’aura de cesse de gagner en importance, du Twist en passant par Rock’n’Roll ou le Disco.

L’apparition de la musique amplifiée

Le live prend une toute autre dimension lorsqu’apparaît la musique amplifiée. Les chanteurs, qui avaient cessés de n’être que lyriques depuis quelques temps déjà, peuvent pleinement s’épanouir au sein des formations musicales et groupes, d’abord avec le jazz et le blues puis avec leurs descendants tels que le rock’n’roll. C’est l’ère des grands lives, de Jimi Hendrix et Janis Joplin à Woodstock. Des groupes tels que Metallica iront jusqu’à rassembler plus de 2 millions de spectateurs lors d’un concert. L’amplification de la musique permettant en effet la réalisation de concerts avec de plus en plus de spectateurs. Véritables catharsis des temps modernes, les concerts de Rock des années 1960 et 1970 déchaînent les foules, faisant des concerts une toute nouvelle expérience.

L’essor des techniques d’enregistrement et, parallèlement, de la télévision amène la musique live dans le petit écran. Les groupes y jouent leurs tubes en costumes et la médiatisation de la musique live fait son apparition. La musique live sur internet constitue l'étape suivante et participe à l'apogée de cette médiatisation

Si le groupe de musique est la formation archétypique de la musique live (dans les bars, aux mariages etc.), les artistes solos bénéficient aussi de l’amplification de la voix. Des artistes comme Simon & Garfunkel assurent parfois des concerts exclusivement en acoustique. Le unplugged amplifié est un nouveau genre de live, souvent enregistré, dont les fans sont friands. Les Corrs, Nirvana ou encore Eric Clapton se livrent à cet exercice.

Et les DJs dans tout ça ?

Vers le milieu des années 80, les besoins du Hip Hop font du DJ un élément central des évènements musicaux. Des DJs et producteurs tels que Carl Cox ou Rick Rubin à l’époque travaillent à faire tout un art du mixage des vinyles. Alors, musique live ?

La plupart des amateurs de musique vous répondront que « oui », le DJ peut être assimilé à un artiste live. Le scratching, les transitions et le mix de plusieurs titres étant réalisés sur le moment par le DJ. Nombre de DJs sont d’ailleurs aujourd’hui à l’affiche des festivals de musique live. Requérant une certaine préparation et parfois de longues étapes de composition, les lives des DJs les plus célèbres sont attendus avec impatience par les fans, surtout lorsque ces « nouvelles rockstars » selon le mot de de Martin Garixx, ne se produisent que quelques fois par ans, comme c’est le cas du duo suédois Axwell /\ Ingrosso par exemple.

L’ère de Britney et du playback

Au début des années 2000, nombre de concerts d’artistes R’n’B notamment consistaient principalement en un show « à l’américaine », chorégraphie, jeux de lumières et effets pyrotechniques à l’appui, au grand désarroi des musiciens qui s’insurgeaient contre la pratique du playback. On appelait pourtant « concert » ces shows qui ont fini par décevoir.

Le live looping

Le perfectionnement de certains accessoires à l’usage des musiciens à fait acquérir à certain d’entre eux un statut proche de celui d’instrument. C’est le cas notamment de la station de loop – appareil permettant à un musicien soliste d’enregistrer en live l’instrument dont il joue et de jouer par-dessus ses enregistrements.

Récemment popularisée auprès du grand public par des artistes tels qu’Ed Sheeran, le live looping s’est largement répandu avec un nombre croissant d’artistes y ayant recours pour la scène. Vianney ou encore Jain sont deux exemples français à assurer seuls leurs concerts grâce à ces machines miraculeuses. La frontière entre musique enregistrée et musique live se réduit donc mais pas au point de se confondre – bien que, pour prendre l’exemple de Jain, cette dernière mêle live looping et utilisation de samples.

L’ère Ableton ou la rencontre entre la tradition et la technologie

A l’image de l’artiste Richard Poher avec son didgeridoo et son launchpad, de plus en plus d’artistes combinent le travail de composition qu’ils réalisent sur des logiciels comme Ableton à leur pratique du live avec de vrais instruments, parfois très traditionnels. Cette pratique de plus en plus courante permet aux musiciens de travailler seuls – et donc, potentiellement, plus rapidement – mais surtout de jouer leurs musiques avec des sons proches de ceux du studio, parfois très travaillés, en gardant un certain contrôle de leur prestation.

Mélangé à la pratique d’un instrument sur la bande son, ce type de live se trouve véritablement à la frontière avec la musique enregistrée. Mais la présence de l’artiste, le fait qu’il ait un rôle actif à jouer dans le lancement des samples et qu’il joue en même temps de son instrument introduit un tout nouveau genre de live sur les scènes ; l’artiste peut enflammer des salles entières à la seule force de ses doigts et de son ordinateur. De même que de plus en plus de groupes « connectés » jouent avec une bande son complémentaire pour permettre au public de retrouver des sonorités de l’album (Rag’n’Bone Man, Anne-Marie…)

Le « seul en scène » absolu

Il faut être un artiste largement plébiscité pour pouvoir prétendre à monter seul sur scène sans même un DJ, avec de l’autotune sur son micro et appeler cette prestation un live. Certains rappeurs tels que le duo français PNL adoptent cette formule : les éléments faisant du show un spectacle vivant à part entière, qu’il est satisfaisant d’aller voir, étant principalement la présence des artistes, leur jeu de scène et les sensations procurées par les enceintes et les lumières. Le rappeur américain Post Malone procède exactement de la même manière.

Une diversification des scènes et des espaces investis par la musique live

La musique live n’a pas seulement évolué sur le plan de sa forme – qui s’est largement diversifiée – mais elle a également connu un développement stupéfiant en ce qui concerne les lieux où elle est désormais jouée. Les festivals sont le lieu de prédilection des amateurs de musique live. Ils connaissent un succès sans précédent et ne cessent de se multiplier, notamment en France, preuve parmi d’autres de l'engouement du public pour le spectacle vivant.

Outre les manifestations qui lui sont habituellement consacrées, la musique live emplit de manière croissante des lieux de vie connus de tous (hôtels, restaurants), et cela à l’initiative de leurs gérants qui ont compris l’importance et la place toute nouvelle de cette dernière dans l’expérience client. Les hôteliers et restaurateurs sont, en effet, de plus en plus nombreux à accueillir régulièrement des musiciens pour animer leurs établissements – pianistes de jazz, artistes « folk » ou encore DJs spécialisés, les professionnels de l’hôtellerie-restauration font preuve d’une certaine audace en matière de programmation.

La plus grande part de notre travail chez Linkaband consiste d’ailleurs à permettre aux hôteliers, restaurateurs ou professionnels de l’événementiel d’organiser des concerts le plus simplement possible et à leur trouver LA musique qui leur correspond en fonction des besoins de leur événement et/ou de l’identité de leur établissement.

La musique live va jusqu’à investir des espaces plus insolites les uns que les autres avec des organismes tels que Sofar Sounds (présent dans plus de 400 villes à travers le monde) qui organisent des concerts secrets et en comité très restreint dans des appartements, salons, sur des rooftops, dans des bureaux, dans des commerces…

Jeremy

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