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En savoir plus sur nos cookiesLettre d'Intention de Mariage : dites oui à l'amour devant Dieu !
Une lettre d'intention de mariage, ou déclaration d'intention, est le texte par lequel vous dites à l'Église ce que vous venez y chercher. Vous écrivez au prêtre ou au diacre qui vous accompagne, à la première personne, avec vos mots à vous. La déclaration d'intention de mariage n'a rien d'un exercice de style : le célébrant y cherche une chose simple, la preuve que vous savez à quoi vous vous engagez et que vous le voulez librement.
Comptez une page, rarement deux. Le ton est libre, et la sincérité y compte davantage que le vocabulaire théologique. Racontez votre rencontre si elle dit quelque chose de votre projet, nommez ce qui vous a fait choisir le sacrement plutôt qu'une simple fête, expliquez comment vous imaginez votre vie à deux dans dix ans. Un célébrant lit des dizaines de ces lettres par an : il repère en trois lignes celle qui a été recopiée sur internet.
Cette lettre arrive souvent au même moment que le reste de la préparation : les lectures, les alliances, la musique. Beaucoup de couples en profitent pour chercher un chanteur pour leur cérémonie religieuse, capable de chanter des musiques d'entrée dans l'église puis la sortie sous les cloches. Les deux démarches se nourrissent l'une l'autre : mettre des mots sur votre engagement vous aide aussi à choisir ce qui sera chanté ce jour-là.
L'Église demande cette lettre parce que le mariage catholique repose sur le consentement des époux, et sur rien d'autre. Le prêtre ne marie personne : il reçoit et bénit ce que deux baptisés se donnent. Écrire noir sur blanc ce que vous promettez permet au célébrant de vérifier que vous parlez bien de la même chose que lui.
La déclaration d'intention de mariage à l'église a une seconde utilité, moins officielle et souvent plus précieuse. Elle vous oblige à formuler seul, sans l'autre à côté de vous, ce que vous attendez de cette vie commune. Beaucoup de couples découvrent à la relecture qu'ils ne s'étaient jamais posé la question aussi franchement.
Il y a aussi une raison très concrète. La lettre est la seule pièce du parcours que vous produisez vous-même, et la seule qui parle de vous à la première personne. Tout le reste du dossier se compose de documents administratifs qui pourraient concerner n'importe quel couple.
Elle sert enfin le jour J. Un célébrant qui a lu vos deux lettres connaît votre histoire, vos prénoms, vos hésitations. Son homélie s'en ressent, et vos invités entendent une célébration qui vous ressemble plutôt qu'un texte interchangeable.
Le cœur de votre lettre tient dans quatre mots. L'Église catholique en France les nomme dans sa présentation du sacrement du mariage : la liberté, la fidélité, l'indissolubilité et la fécondité, les quatre piliers que scelle l'échange des consentements.
Une lettre d'intention de mariage 4 piliers bien construite leur consacre un paragraphe à chacun. À noter, le glossaire du même site en compte cinq et ajoute l'unité de l'homme et de la femme : la formulation varie légèrement d'un diocèse à l'autre, sans que le contenu de l'engagement change.
La liberté signifie que personne ne vous pousse : ni la famille, ni la coutume, ni le calendrier, ni la peur de rester seul. Vous vous engagez parce que vous le voulez, en sachant ce que vous faites.
Ce à quoi vous vous engagez : reconnaître à l'autre exactement la même liberté qu'à vous-même, aujourd'hui et dans vingt ans. Un consentement obtenu sous pression ne vaut rien devant l'Église, et c'est précisément ce que le célébrant cherche à vérifier.
Phrase à recopier et à adapter : « Je demande le sacrement du mariage librement, sans y avoir été poussé par qui que ce soit, et je reconnais à Camille la même liberté de choisir. »
La fidélité engage votre corps et votre attention. Vous promettez à une seule personne l'exclusivité de votre amour, et vous le promettez pour de bon.
Ce à quoi vous vous engagez : donner la priorité à votre couple quand la vie proposera autre chose, et traiter la confiance réciproque comme un travail quotidien plutôt que comme un acquis.
Le célébrant ne vous demandera jamais de promettre l'absence de tentation, seulement la fermeté du choix.
Phrase à adapter : « Je m'engage à être fidèle à Camille dans les jours heureux comme dans les autres, et à faire de notre confiance quelque chose que nous entretenons ensemble. »
L'indissolubilité est le pilier qui impressionne le plus, et celui que les fiancés formulent le moins bien. Il dit que votre mariage est conclu pour toute la vie, sans clause de sortie prévue à l'avance.
Ce à quoi vous vous engagez : traverser les crises plutôt que les contourner, et considérer votre lien comme un point d'appui au moment où tout vacille.
Écrivez-le avec vos mots plutôt qu'avec ceux du rituel : une phrase sincère sur la durée vaut mieux qu'une formule impeccable que vous ne comprenez pas.
Phrase à adapter : « Je crois que notre union est faite pour durer toute notre vie, et je m'engage à la construire jour après jour, y compris quand elle demandera des efforts. »
La fécondité recouvre l'accueil des enfants, et plus largement tout ce que votre couple fera exister autour de lui. Elle ne se mesure pas au nombre de berceaux.
Ce à quoi vous vous engagez : accueillir les enfants que Dieu vous donnera et les élever dans la foi, puis garder votre maison ouverte à ceux qui vous entourent.
Les couples qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas d'enfants tout de suite peuvent le dire simplement : ce qui est demandé, c'est l'ouverture, pas un calendrier.
Phrase à adapter : « Nous souhaitons accueillir les enfants que Dieu nous confiera et les élever dans la foi chrétienne, et nous voulons que notre foyer reste ouvert à ceux qui en auront besoin. »
L'ordre réel est toujours le même : vous apprenez qu'une lettre vous sera demandée, puis vous l'écrivez. Entre les deux, il y a un calendrier et un lieu. Le mariage civil précède toujours le mariage religieux, et notre guide sur où célébrer votre mariage détaille les règles de lieu côté mairie.
Pour le dossier de mariage lui-même et les pièces à fournir, tout est réuni dans notre guide pour organiser votre mariage catholique. La déclaration d'intention pour un mariage catholique n'est qu'une pièce de cet ensemble, mais elle est la seule que personne ne peut écrire à votre place.
Prenez contact avec votre paroisse environ un an avant la date du mariage. Le diocèse de Nanterre donne les repères les plus nets : un an avant pour la première rencontre, puis une préparation qui s'étale sur environ neuf mois, avec des actes de naissance datant de moins de six mois.
La lettre, elle, s'écrit pendant cette préparation, une fois que vous avez rencontré le prêtre et que vous avez commencé à parler des piliers avec lui. L'écrire trop tôt donne un texte récité. L'écrire la veille du rendez-vous donne un texte bâclé.
Si vous tenez déjà un rétroplanning de mariage, placez-y la lettre au même trimestre que la réservation de vos musiciens : les deux se décident au calme, loin de la dernière ligne droite.
Vous remettez votre lettre au prêtre ou au diacre qui constitue votre dossier de mariage. Il la lit, en parle avec vous si un point l'interroge, puis la co-signe. Elle rejoint ensuite le dossier et y reste : elle n'a aucun caractère public et elle n'est pas lue pendant la cérémonie.
La demande tombe presque toujours pendant le CPM, le centre de préparation au mariage : c'est l'étape du parcours où des couples déjà mariés vous accompagnent sur plusieurs séances, et celle où l'on vous expliquera ce qu'on attend de votre texte.
Vous pouvez écrire des choses intimes, vos doutes, une période difficile, sans redouter qu'elles soient lues un jour devant deux cents invités.
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Quatre étapes suffisent, dans l'ordre où l'on lit une lettre. Suivez-les et vous obtiendrez un texte d'une page qui couvre tout ce que le célébrant attend, sans remplissage. Une lettre d'intention de mariage catholique réussie se reconnaît à cela : chaque paragraphe y fait un travail différent.
Commencez par vous présenter, prénom compris, et par dire d'où vous venez. Baptisé enfant, confirmé à l'adolescence, revenu vers la foi plus tard, croyant discret : la vérité vaudra toujours mieux qu'une profession de foi empruntée.
Racontez ensuite votre rencontre et le chemin parcouru à deux, en deux ou trois phrases. Le célébrant cherche un visage derrière la lettre, pas une biographie complète. Terminez ce premier paragraphe en disant pourquoi vous demandez le sacrement plutôt qu'une célébration civile seule.
Voici le cœur de la lettre. Consacrez une phrase à chaque pilier, dans l'ordre : liberté, fidélité, indissolubilité, fécondité. Vous pouvez reprendre les formulations proposées plus haut et les habiller de vos mots.
Nommez la personne, jamais « mon conjoint » : la lettre gagne aussitôt en chair. Évitez de paraphraser le catéchisme, le prêtre le connaît mieux que vous. Ce qu'il veut savoir, c'est ce que ces quatre mots changent concrètement dans votre quotidien.
Ce paragraphe fait la différence entre une lettre honnête et une lettre qu'on garde. Une épreuve traversée ensemble, une personne qui vous a montré ce qu'était un couple solide, une prière qui compte pour vous : ouvrez une fenêtre.
Si vous cherchez l'inspiration sur le registre et la longueur, nos exemples de prières des époux montrent comment un couple met des mots sur son engagement, pour un texte destiné, lui, à être lu pendant la messe.
Terminez par une demande explicite, formulée simplement : vous demandez à l'Église de célébrer votre mariage. Ajoutez une phrase sur ce que vous attendez de cette célébration, puis le lieu, la date du jour où vous écrivez, et votre signature.
La date compte plus qu'on ne croit, elle situe votre lettre dans le parcours. Relisez-vous à voix haute avant de signer : les lourdeurs s'entendent bien mieux qu'elles ne se voient.
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Deux questions reviennent dans toutes les recherches des fiancés sur le sujet, et les réponses sont plus simples qu'il n'y paraît.
Aucune règle ne l'impose, mais la plupart des paroisses le préfèrent, et vous y gagnez. Une lettre d'intention de mariage manuscrite montre le temps que vous y avez passé, et elle finit dans un dossier papier où une feuille imprimée fait tache. La méthode la plus confortable : tapez votre brouillon, corrigez-le autant que nécessaire, puis recopiez la version finale à la main sur une belle feuille.
Si votre écriture est illisible ou si vous avez une bonne raison de taper votre texte, dites-le simplement au célébrant, personne ne vous refusera le sacrement pour une question de stylo. Signez toujours à la main, quel que soit le support.
Chaque fiancé rédige et signe la sienne. La réponse des diocèses est constante sur ce point, et elle a sa logique : le consentement est personnel, donc la lettre qui l'annonce l'est aussi. Vous pouvez parfaitement écrire côte à côte, vous relire, vous inspirer l'un de l'autre.
Deux textes identiques se repèrent en trois lignes et donnent l'impression d'un devoir recopié. Certaines paroisses acceptent une lettre commune quand le couple y tient : posez la question à votre célébrant plutôt que de trancher seuls.
Voici quatre modèles complets, prêts à recopier. Changez les prénoms, retirez ce qui ne vous ressemble pas, ajoutez votre histoire. Un exemple de lettre d'intention de mariage ne vaut que si l'on finit par s'en éloigner.
Père,
Je m’appelle Antoine et je souhaite épouser Camille. Baptisés tous les deux, nous nous sommes rencontrés il y a six ans et nous avons appris à prier ensemble bien avant d'envisager le mariage. Aujourd'hui, nous demandons librement à l'Église de célébrer notre union.
Je m'engage à aimer Camille dans la fidélité, sans rien garder en réserve. Je crois que notre mariage est conclu pour toute notre vie, et je veux le construire jour après jour, y compris quand il demandera des efforts. Nous souhaitons accueillir les enfants que Dieu nous confiera et les élever dans la foi chrétienne.
Nous demandons votre bénédiction et celle de la communauté qui nous a portés jusqu'ici.
À Lyon, le 12/05/2027. Antoine
On parle de mariage mixte quand les deux fiancés sont baptisés, mais dans deux confessions chrétiennes différentes, par exemple catholique et orthodoxe ou catholique et protestante.
Père,
Je m'appelle Julie, je suis catholique, et Hugo a été baptisé dans l'Église orthodoxe. Nos deux familles prient le même Dieu avec des mots un peu différents, et nous avons choisi de faire de cette différence une richesse plutôt qu'un sujet d'évitement.
Je demande librement le sacrement du mariage. Je m'engage à être fidèle à Hugo toute ma vie et à respecter sa foi, sans jamais lui demander de renoncer à ce qui le fait tenir debout. Nous accueillerons les enfants que Dieu nous donnera et nous les élèverons dans la foi chrétienne, en leur transmettant nos deux traditions.
À Nantes, le 03/04/2027. Julie
On parle de disparité de culte lorsque l'un des fiancés est baptisé catholique et que l'autre ne l'est pas, qu'il soit athée ou d'une autre religion. C'est l'empêchement le plus souvent rencontré par les paroisses, et le mariage demande alors la dispense de disparité de culte, accordée par l'évêché. Ce mariage est pleinement reconnu par l'Église, mais il n'est pas un sacrement, puisque l'un des deux fiancés n'est pas baptisé. Dites-le franchement dans votre lettre, c'est exactement ce que le célébrant attend d'elle.
Père,
Je m'appelle Sarah, je suis baptisée, et Thomas est athée. Il n'a jamais fait semblant de croire, et je n'ai jamais cherché à le convaincre. Ce que nous partageons est un projet de vie, une exigence de loyauté et une même idée de la famille.
Je demande librement de célébrer notre mariage à l’église, en sachant ce qu'il engage. Je m'engage à être fidèle à Thomas pour toute notre vie. Je souhaite accueillir les enfants que nous aurons et les élever dans la foi, et Thomas accepte que je le fasse.
À Rennes, le 21/06/2027. Sarah
Une lettre d'intention de mariage avec enfants ne demande aucune précaution particulière : nommez-les, ils font partie du projet que vous présentez.
Père,
Je m'appelle Nathalie. J'élève deux enfants, Léa et Gabriel, nés d'une union précédente, et Pierre les a accueillis sans jamais chercher à prendre une place qui n'était pas la sienne. Notre foyer s'est construit à quatre.
Je demande librement le sacrement du mariage. Je m'engage à aimer Pierre dans la fidélité et pour toute notre vie. Notre fécondité a déjà un visage, celui de deux enfants que nous élevons ensemble et à qui nous voulons transmettre la foi, et celui de l'accueil que nous voulons offrir autour de nous.
À Bordeaux, le 09/09/2027. Nathalie
Ces quatre modèles couvrent la grande majorité des situations. Si la vôtre n'y figure pas, gardez la trame : présentation, les quatre piliers, ce qui vous est personnel, la demande et la signature. Et une fois ces mots posés, vous pourrez revenir au plaisir : la robe, les fleurs, et le groupe de musique pour votre mariage qui fera lever la salle au vin d'honneur.
Voici les sept questions que les futurs époux se posent le plus souvent, une fois les premiers modèles de lettre d'intention de mariage parcourus en ligne.
Les quatre piliers du mariage catholique sont la liberté, la fidélité, l'indissolubilité et la fécondité. Ils correspondent à ce que les époux scellent au moment de l'échange des consentements. Votre lettre d'intention gagne à leur consacrer une phrase chacun. Certains diocèses en comptent cinq et ajoutent l'unité de l'homme et de la femme.
Aucune règle ne l'impose, mais la plupart des paroisses préfèrent une lettre manuscrite, et le geste est apprécié. Tapez votre brouillon, puis recopiez la version finale à la main sur une belle feuille. Si vous devez la taper, signez-la au moins de votre main et prévenez simplement le prêtre, le diacre ou l’officiant de cérémonie.
La lettre se remet pendant la préparation au mariage, qui dure environ neuf mois selon le diocèse de Nanterre, après une prise de contact avec la paroisse environ un an avant la date. En pratique, comptez quelques mois avant la célébration, une fois que vous avez rencontré votre célébrant au moins une fois.
Chaque fiancé rédige et signe la sienne. Le consentement au mariage est personnel, donc la lettre qui l'annonce l'est aussi. Vous pouvez écrire ensemble et vous relire, à condition que les deux textes ne soient pas identiques. Certaines paroisses acceptent une lettre commune : posez la question à votre célébrant.
Non. La déclaration d'intention n'a pas de caractère public : elle est remise au prêtre ou au diacre, co-signée par lui, puis conservée dans le dossier de mariage. Rien n'en est lu devant les invités. Vous pouvez donc y écrire des choses intimes sans la moindre crainte.
Le mariage reste possible : on parle de disparité de culte, que le conjoint soit athée ou d'une autre religion, et l'évêché accorde une dispense. Ce mariage est pleinement reconnu par l'Église, mais il n'est pas un sacrement, puisque l'un des deux fiancés n'est pas baptisé. Dans votre lettre, dites-le franchement, et précisez que le conjoint non baptisé accepte que les enfants soient élevés dans la foi catholique.
Oui, et c'est même recommandé. Vos enfants font partie du projet que vous présentez à l'Église, et la fécondité du couple se dit aussi par l'éducation que vous leur donnez. Nommez-les, dites la place qu'ils occupent dans votre foyer, sans entrer dans le détail de votre histoire passée.
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